Toulouse spectacle

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Acteurs de cinéma, avec notamment « les Municipaux » mais aussi « les Municipaux, trop c’est trop », humoristes, le tandem Francis Ginibre et Eric Carrière forme les Chevaliers du Fiel. Amoureux de sa ville, Francis Ginibre nous la fait découvrir.

Qui, mieux que vous, pour nous guider dans Toulouse ? Quels sont lieux que vous aimez particulièrement ?

Si le temps le permet, et c’est quand même souvent le cas chez nous, je pars vers le Pont St-Michel, je passe devant l’Ile du ramier, je suis les Berges de la Garonne et je remonte jusqu’au Pont-Neuf, au centre-ville. Là déjà, vous avez une vue de Toulouse qui est digne d’une carte postale !

Vous y habitez toujours ?

Oui, j’ai cette chance. Je vis en bord de Garonne et tous les jours, c’est sublime…Le plaisir vient de la luminosité qui n’est jamais la même. Sur la brique, c’est magnifique. Je flâne le long des quais en remontant le quai de Tounis, là où vivait Nougaro. J’arrive au Pont Neuf, je longe les Beaux Arts et la place de la Daurade et la place St-Pierre. Et là, j’admire l’Hôtel Dieu, le Dôme de la Grave. Vous pouvez remonter par les rues piétonnes jusqu’à la Place du Capitole.

Encore aujourd’hui, je m’aperçois que Toulouse possède une architecture unique, si symbolique de la région avec sa brique et ses nombreux hôtels particuliers. C’est une richesse discrète, pas ostentatoire comme d’autres villes. Une architecture très singulière que j’aime.

Vous allez dire que je suis chauvin, certainement ! Mais, sincèrement, c’est vraiment la ville où j’aime revenir, qui a une identité, un caractère fort.

Qu’est-ce qui fait pour vous la singularité de Toulouse, hormis son architecture ?

Pour celui qui vient pour la première fois, ce qui peut le surprendre c’est la jeunesse de notre ville, nous avons beaucoup d’étudiants. C’est une ville dynamique, attractive. Dès qu’il fait beau, les terrasses sont pleines. Comme le disait Nougaro, Toulouse, c’est l’Espagne qui pousse un peu sa corne. Cette ville a ce côté « bodega », festif, très ancré.

Côté musique ?

Evidemment, elle a aussi ses bars musicaux, et avant elle possédait des grands studios comme Condorcet ou Polygone, qui ont vu défiler les plus grands artistes de l’époque. Les chanteurs aimaient ce « son » toulousain. Et comment ne pas parler de : Emile et Images, Pauline Ester, Jean-Pierre Mader et avant eux Pierre Groscolas, qui ont fait partie de la culture musicale française.

Vos établissements sont à Toulouse, dites-nous-en plus !

Evidemment ! Nous avons toujours tout basé à Toulouse. Dans les années 90, nous étions souvent à Paris mais notre port d’attache reste Toulouse, c’est notre QG ! Et aujourd’hui plus que jamais puisque nous avons monté notre propre boîte de production, dont le siège social est à Toulouse, avec nos bureaux.

Avec Eric, nous avons recréé un bar musical comme on les aimait, il s’agit du Rex. Beaucoup de concerts et une programmation éclectique. Nous avons aussi un théâtre, la Comédie de Toulouse, qui programme aussi bien des artistes nationaux que des jeunes talents du cru. Désormais, chez nous, les débutants ont leur chance. Il y a aussi Au Comptoir du Rex, où l’on peut goûter des tapas, passer un bon moment. En marge du Rex, le Comptoir propose aussi des animations.

Lorsque vous revenez à Toulouse, vous sortez où ?

Nous avons nos adresses bien sûr, ce ne sont pas toujours les mêmes que nous fréquentons mais ce sont toujours de bonnes adresses (rires)…

Michel Sarran, emblème toulousain de la gastronomie au national. Mais aussi le Stade Toulousain bien sûr, qui est la grande image de Toulouse, historiquement, il cumule les titres!

Nous aimons aussi aller à la Table de Thierry Merville (Castanet), qui a d’ailleurs gagné le championnat du monde du cassoulet que nous organisons tous les ans.


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